Courriel n°5

Le 30 février 2013, En attendant l’éclaircie– entre le cinquième et le sixième jour, ou peut-être pas.

Chère A,
 
pour une fois, je vais tenter d’être bref, comme tu y parviens à merveille. 
 
Aujourd’hui je n’étais pas là. 
 
J’étais moi aussi, comme toi la nuit dernière, entre un espace et un autre espace, entre un moment et un autre moment. J’arpentais des couloirs d’aéroport avec un papillon. 
 
Et tout s’est éclairé. 
 
Dans l’espace saturé d’une zone duty-free, la petite bébête multicolore a dessiné dans l’air des 1 et des 0. Où nous apprenons que pas seulement les abeilles peuvent dessiner des signes, déposer une trace, envoyer un signal, forwarder un message. 
 
Je l’aime beaucoup ce papillon, et même si je peux – à l’infini – contempler ses antennes chatouillant son bocal, j’éprouve une joie pure (quoique mêlée d’angoisse) à le voir s’envoler.
 
 
Et ça donnait à peu près ça (le déploiement de son vol dans l’azur pollué)  :
 
0000101
00
00101
01
000000111101010101000
 

Cette fois, c’était réel. Nous avons la réponse. 

 
@+
 
J.

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