Je marche dans …

Je marche dans la zone interdite d’un pas alerte, je ramasse des petits oiseaux morts pour faire du feu. Dans les rues désertées de Saint- Lô -c’est fou que le souffle de l’explosion soit parvenu jusqu’ici !, je croise une poule qui redescend la côte menant à la Maison du Département. Depuis quelques jours, il se passe un truc effrayant : on a remarqué que les poules sont en train de devenir carnivores sous l’effet de la radiation. Elles se bouffent entre elles.

Le Mont Saint Michel dans le lointain // 26 avril 2013 à 20h30 // Saint Barthélémy

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Projet de fiction sur la 1ère guerre mondiale // commande de la Cie Barbès 35

« Cet homme a trébuché dans le temps comme d’autres ratent une marche d’escalier ! ».

Einstein

 

 

Je suis un enfant du vingtième siècle et en cela je suis forcément un enfant de la Grande Guerre. Je les ai vus dans les manuels scolaires, ces moustachus qui posaient fièrement en septembre 14, je les ai entendus, ces récits de la guerre immobile, nous les avons mâchés et remâchés, les bottes mouillées et les fils barbelés, à toutes les sauces, oserai-je dire. C’est comme le calendrier des postes, ou une vieille carte postale en noir et blanc, c’est posé sur la cheminée, c’est une médaille de natation, un diplôme de la prévention routière. Ca sert à rien.

 

Pour écrire là-dessus, il faut pourtant essayer de dépasser le stade de la vieille malle ouverte par hasard dans le fond d’un grenier. Il faut ouvrir une véritable fenêtre, laisser l’eau du puits remonter et déborder, envahir la cuisine, laisser l’horrible crocodile émerger dans la cuvette des waters. Il faut chercher au milieu du vide la trace, le signal qui indique que quelque chose est resté là, que c’est endormi, mais que ça va se réveiller. C’est une conception métaphysique de l’Histoire que je souhaite convoquer pour ce texte, une hypothèse d’interprétation, surtout pas une reconstitution, surtout pas une commémoration.

 

Je veux croire que le passé n’existe pas. Il n’y a que le présent. C’est une question de grille de lecture, une question de décodage. La grande guerre est encore parmi nous, nous marchons sur les corps des soldats endormis, nous trébuchons sans savoir sur quoi, nous pataugeons dans une tranchée du Vieil Armand.

 

Il y avait cette petite fille qui rêvait d’un homme avec des gros yeux et une trompe d’éléphant, et avec des grandes bottes. Le masque avançait dans la fumée et elle se réveillait en pleurs, avec des plaques rouges sur les bras et sur le ras du cou. La petite fille ne le savait pas, mais elle rêvait d’un masque à gaz, elle rêvait du gaz moutarde, elle rêvait d’un territorial breton victime de l’attaque au gaz du 22 avril 1915. De 14-18, elle ne savait rien, trop petite, aucune image, aucune leçon d’Histoire. Mais le fantôme gazé de son grand-père marchait dans sa tête ; elle ne savait rien de lui, mais elle avait du gaz dans sa tête. Elle était victime d’une sorte d’erreur spatio-temporelle, une possibilité non encore prouvée par les physiciens, mais dont Einstein avait émis l’hypothèse : il n’y a pas de passé, seulement des couches successives d’événements qui se superposent et parfois une erreur, un faux-pas révèle la présence d’éléments antérieurs. Parfois on peut se rencontrer. On peut coexister.

 

La guerre n’est pas finie, elle n’a jamais terminée. Il n’y a pas eu d’armistice. Il y a des allemands dans les fils barbelés, il y a des sous-marins dans la piscine, il y a des dirigeables crevés dans la cour de l’école, il y a des gangrènes et des amputations à la maternité. Il y a le Baron Rouge à la boulangerie. Il faut se demander si la guerre est une parenthèse ou simplement l’ordre normal du monde –et alors la paix serait une parenthèse. Et nous envoyons nos enfants sur le front, et nous sommes nous mêmes en première ligne. Il y a toujours des marchands de canons avec des gros cigares, il y a des artisans bouchers qui spéculent sur le commerce de la bidoche, des chanteurs de music-hall qui tripotent les filles à soldats. Il y a des déserteurs et des patriotes, ils se reconnaîtront. Nous gerbons dans notre casque, et parfois un fou-rire, un coquelicot dans un trou d’obus, nous débouche le crâne. Il y a tellement d’obus qui nous sont rentrés dans la tête que nous avons fini par nous y habituer.

 

 

La génération de mes parents est la seule depuis des siècles qui n’aura pas connu de guerre sur le territoire national. De façon officielle, je veux dire…

 

Et nous ? Comment penser que nous allons y échapper dans les années qui viennent ? Serons-nous assez naïfs ou encore démesurément rationnels pour ne pas croire qu’à chaque seconde nous manquons de déterrer une baïonnette et de marcher sur un éclat d’obus ?

 

La première guerre mondiale a été la première guerre industrielle de l’Histoire. La guerre de l’Homme-Machine, de l’Homme-avion, de l’Homme-bateau, de l’Homme-canon. Elle a déversé sur le siècle naissant des hectolitres de pétrole et de chair à saucisse. L’Homme-ouvrier est devenu l’Homme-soldat, pour le profit de quelques uns. Et nous portons au front les traces de cette lutte, nous sommes les enfants de cette défaite. 1917 n’a rien enlevé à 1914. La guerre totale demeure l’unique oscilloscope de nos sociétés, le maître étalon de nos systèmes de pensées, plus que toute utopie et plus que toute espérance. Nous y sommes englués, je le redis, nous sommes restés coincés dans les boyaux des Vosges.

 

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Courriel n°5

Le 30 février 2013, En attendant l’éclaircie– entre le cinquième et le sixième jour, ou peut-être pas.

Chère A,
 
pour une fois, je vais tenter d’être bref, comme tu y parviens à merveille. 
 
Aujourd’hui je n’étais pas là. 
 
J’étais moi aussi, comme toi la nuit dernière, entre un espace et un autre espace, entre un moment et un autre moment. J’arpentais des couloirs d’aéroport avec un papillon. 
 
Et tout s’est éclairé. 
 
Dans l’espace saturé d’une zone duty-free, la petite bébête multicolore a dessiné dans l’air des 1 et des 0. Où nous apprenons que pas seulement les abeilles peuvent dessiner des signes, déposer une trace, envoyer un signal, forwarder un message. 
 
Je l’aime beaucoup ce papillon, et même si je peux – à l’infini – contempler ses antennes chatouillant son bocal, j’éprouve une joie pure (quoique mêlée d’angoisse) à le voir s’envoler.
 
 
Et ça donnait à peu près ça (le déploiement de son vol dans l’azur pollué)  :
 
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Cette fois, c’était réel. Nous avons la réponse. 

 
@+
 
J.

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Courriel n°4

Le 29 février 2013, En attendant l’éclaircie – entre le quatrième et le cinquième jour

Cher J,

Les chiffres ne sont pas aléatoires. Nous savons au fond que dans les 1 et les 0 quelque chose nous dépasse. 
« La musique est une pratique cachée de l’arithmétique, l’esprit n’ayant pas conscience qu’il compte », je n’invente pas, c’est Leibniz.

De nos jours les couloirs ne sont pas tout à fait normaux. 
Hier, celui du théâtre s’est déformé (peut-être est-ce un nouveau rêve?)
Une femme au ciré jaune m’a emmenée loin. Le rêve ne dit rien sur la certitude de mon pas.
Puis j’ai levé les yeux, et la femme est redevenue coléoptère au ciré jaune, et étrangement m’a emmenée plus loin, bien qu’il fut mort et inerte. Comment l’ai-je suivi? Le rêve ne le dit pas. Encore. 

Je suis dans un non-jour, coincée entre le quatrième et le cinquième, entre la fin d’un mois et le début d’un autre. Un jour qui n’existe pas. 
Le réel n’existe pas. Tu essaies de m’en convaincre, pas besoin: toi et moi nous sommes déjà d’accord avec toi. 

Maintenant notre correspondance est visible sur un réseau virtuel, et l’avatar d’un homme nous prend pour des fous. 
– Vous fumez quoi? dira-t-il demain à 13h57.
Cet homme n’est pas réel.
Il a la sensation – peut-être son avatar en témoignera dans le territoire qu’il s’est confectionné – il a la sensation de ne plus savoir qui il est, et je le comprends. 
Car en écrivant, cet avatar fait la même chose que toi, comme toi s’il cesse d’écrire il cesse d’exister.

(Cher J,
j’ai perdu la trace du coléoptère mort au ciré jaune)

Quand je sortirai de ce non-jour, un autre avatar me rendra-t-il ce sac en plastique? 
Ce non-jour finira-t-il vraiment?

Virtuellement,

A.
 

PS: pour l’instant, personne n’a déchiffré notre information cruciale. 
J’attends toujours.
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Courriel n°3

Le 28 février 2013 – En attendant l’éclaircie, quatrième jour
 
Chère A,
 
J’ai bien lu ta réponse. Tu m’écris : « qu’essaie-t-on de nous dire quand on ne nous dit rien ? ». Je crois que tu touches- là un point central, je dirai même un point sensible. Il nous parvient de nombreux messages qui sont comme autant de sacs en plastiques oubliés dans un petit bureau tout au bout d’un couloir, et peut-être n’y a-t-il rien dedans que ce que l’on veut bien y mettre. Cependant je demeure impuissant devant la vacuité de nos interprétations. Oh, pas les tiennes, bien-sûr, je ne me permettrais pas. Il y a dans ton courriel un creux, un manque. Une forme d’épure qui laisse celui qui le reçoit dans un état de contemplation soudain. Une incitation au jeûne et à la plus complète abstinence. 
 
La nuit après le deuxième soir, j’ai fait un rêve étrange. J’étais dans le couloir des waters de la Cité Théâtre. Je te cherchais, ou bien je cherchais un destinataire, je ne sais plus bien. Après la deuxième porte, quelqu’un m’a pris la main, et dans la lumière idiote des appliques murales j’ai cru reconnaître le duffle- coat de N., l’auteur et metteur en scène de Je suis un épisode. Il me souriait, il était en slip avec les Kiki boys*, et il m’emmenait dans le petit bureau. Dedans, il n’y avait plus de sac en plastique, et le bocal à papillon était brisé (je reviendrai une autre fois sur le sort de ce coléoptère). Tu n’étais pas là, même si quelque chose dans l’air rappelait indolemment ta présence. 
 
Sur la petite table dans le petit bureau, N. y avait déposé un minitel, un beau, un marron. Un d’époque. Il poussa le commutateur de l’archaïque moniteur, et l’écran bleu illumina violemment nos deux visages. Dans l’éclat hilare de son sourire, N. me désignait du doigt une suite aléatoire de chiffres qui s’alignaient dans le poste. 
 
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Chère A, ce que tu laisses supposer dans ton courriel est bien plus inouï que tu sembles toi-même le penser. Tu me demandes si je suis vraiment moi ? Tu me demandes si je suis toi ou bien alors si tu es moi ? Tu dis que nous ne nous sommes pas encore rencontrés ! Te rends-tu compte du voile que tu soulèves et de l’effrayant et fascinant visage que tu laisses deviner ?! Chère A, rien n’existe, tu comprends ? Nous devons l’écrire et nous devrons le faire entendre : le réel n’existe pas, je le perçois nettement à présent ! 
 
Je précise : le fou de Gogol affirme qu’il est le Roi d’Espagne. Et bien nous, nous affirmons que nous sommes en train d’écrire pendant ce festival ; nous affirmons que nous sommes à Caen ; nous affirmons que les spectateurs sont des gens, et que dans les coulisses il y a des comédiens. Nous l’affirmons mais cela n’a aucune valeur. Tu comprends ? Nous sommes des hologrammes. Le réel n’est que la transcription d’un langage informatique stocké sur un disque dur, quelque part dans l’univers, dans un gros Data Center. Ou dans un petit bureau tout au bout d’un couloir.
 
Pourquoi et comment est-ce que je peux continuer d’écrire ? Sans doute parce que je suis capable d’analyser et de produire des symboles. Les mots sont des symboles, les images sont des symboles, nos corps mêmes quand ils s’avancent dans la nuit, par leurs gestes ineptes produisent de multiples symboles. Et le théâtre probablement constitue à lui seul l’unique espace physique et mental capable de les déployer. C’est lui qui fait se tenir debout l’illusion de notre existence. 
 
Mais pour combien de temps ?
 
Je dois te laisser. Cette perspective m’effraie, car ayant cessé d’écrire, je m’échapperai de toute possibilité d’exister. 
 
J.
 
 
 
 
*ces jeunes types barbus qui projettent des films potaches et explicites dans l’entrée du théâtre. 
 
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Courriel n°2

Le 27 février 2013 – En attendant l’éclaircie, troisième jour

Cher J,

J’ai bien réfléchi. 

Je me demande: y avait-il deux couloirs, deux sacs en plastique, deux bocaux, deux papillons?

Nous ne nous sommes toujours pas rencontrés.
Alors c’est que tu es moi (suis-je toi?)
Ton papillon – était-il vivant? S’il était mort, c’est que tu es moi, pas de doute.
Le spectacle – le couloir – le bocal: tout.

S’il faut parler, alors parle.
– D’accord.

Ce sont donc tes paroles, que je vais essayer de transmettre, heureuse que peut-être tu sois moi.

– D’accord.
 
– Hier j’ai à nouveau rejoint cette assemblée éphémère. Je t’ai cherché. J’ai pris le couloir aux trois portes, persuadée de recevoir un nouveau message dans un nouveau sac en plastique. 
On nous parle, on nous dit quelque chose. Le sac en plastique noir ne contient pas notre parole muselée, c’est le sac en plastique qui nous parle. Je crois que notre parole n’est pas importante, je crois que c’est celui qui la reçoit qui transforme notre voix inaudible en une information cruciale. 

(Cher J, 
une question: qui est derrière le sac en plastique?)

Mais hier pas de troisième porte et de petit bureau, et à la place de la cuvette pour dames, une baignoire. Dans la baignoire un sac en plastique. Vide.
Qu’essaie-t-on de nous dire quand on ne nous dit rien?
Es-tu vraiment moi? Nous ne nous sommes toujours pas rencontrés.

A.

PS:
Message à l’attention d’un récepteur inconnu qui transformera notre voix inaudible en une information cruciale:
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Courriel n°1

Le 26 février 2013 – En Attendant l’éclaircie, deuxième jour.

Ma chère A.

Hier nous avons vu Jeden. Aujourd’hui nous devons réagir, nous devons répondre à ce que nous avons vu. J’étais placé en haut du gradin, côté jardin. Je ne sais pas où tu étais placée. A un moment du spectacle, je me suis senti traversé par une série d’interrogations dont je ne sais si elles relèvent de constructions relatives à notre projet d’écriture éphémère et partagé, où si elles en dépassent fondamentalement le cadre. Je me suis posé la question de la légitimité de ma prise de parole, ou plus précisément de la possibilité qu’il y ait une oreille désireuse de l’entendre.
Est-ce que quelqu’un a envie de m’entendre ? Est-ce que je parle à quelqu’un, ou bien est-ce que je parle tout seul ?
Matériellement, c’est un fait, l’écrivain s’exprime seul, il ne reçoit par essence aucune réponse.
La perspective angoissante de l’inutilité ou de la gratuité de ma production, en même temps que l’urgence et la précarité caractérisées de notre situation, semblèrent alors me placer, malgré moi, à la proue d’un improbable catamaran lancé à toute vitesse dans une course en solitaire. Par moins douze ou quinze degré de température, sans doute aux alentours de deux heures du matin et vers le milieu de l’Atlantique Nord, je me hissai sur le haut du pont, et je hurlai un message personnel dans le vent fracassant et glacé de la mer ; je publiai désespérément un post maritime sur le blog impalpable d’une houle capricieuse.
Des expériences scientifiques officieuses font état de propriétés cachées de la mer, des propriétés étonnantes liées à la conduction d’informations, conséquences d’une possible mémoire magnétique de l’eau*. Un message hurlé par 30° de latitude Nord  à l’avant d’un quelconque objet flottant pourrait ainsi glisser sinueusement à la surface de l’eau, sous la forme probable d’un signal électrique qu’il faudrait alors reconstituer de l’autre côté du globe en une suite aléatoire de zéro et de un. L’océan deviendrait une plateforme numérique vivante, un réseau aqueux défiant toutes proportions. Si alors nous embarquions toi et moi, ensemble ou séparément, à bord d’un de ces trimarans aux couleurs peut-être de Bouygues Télécom ou de SFR-Le Neuf, et que nous envoyions simultanément ou alternativement des messages au reste du monde, ils auraient une chance d’être reçus et décodés par un hypothétique récepteur inconnu.
Je sorti du théâtre, perdu dans ces pensées flottantes et empruntai sans te croiser le couloir qui mène aux waters. Je cru à une erreur quand derrière la porte blanche des cabinets se profila l’étroite paroi d’un nouveau couloir. Machinalement je poursuivi ma route ainsi entamée, laissant se dissiper derrière moi le souvenir des voix et des rires du public encore assemblé dans le bar.
Je crois que je me suis perdu.
Je poussai une seconde porte, puis une troisième, et j’entrai enfin dans un petit bureau dans lequel on avait déposé un grand sac en plastique noir fermé par les deux bouts, qui semblait contenir une forme inerte dont je saisi instantanément la réalité avec effroi.
-Aurianne ? Est-ce que c’est toi ? Qu’est-ce qu’ils t’on fait ?
Tu ne répondis-pas, mais le sac laissa échapper un insondable mouvement. Je fus pris de vertige en imaginant un instant que peut-être ce n’était pas toi, mais ma propre parole qui était enfermée dans ce sac. Quelqu’un l’avait isolée dans cette pièce, au bout de ce couloir, pour en achever l’inutilité.
J’ouvris pourtant le sac et ce que j’y découvrais découpa dans ma tête comme un espace de perplexité et de fascination.
Dans le sac il y avait un bocal.
Dans le bocal il y avait un papillon.
Faut-il ajouter quelque chose à cette démonstration ? Comment ne pas croire après cette expérience qu’il existe une toile cachée qui structure et lie l’ensemble de nos messages et de nos prises de paroles ? Nos propositions symboliques infusent l’atmosphère comme du dioxyde de carbone, et rien ne nous permet d’envisager quelle photosynthèse en révèlera demain le contenu.
Je dois maintenant abandonner mon clavier, car un petit enfant me réclame à son tour une dose de symbolique (le symbolique est le vecteur unique de toute relation humaine). J’attend avec plaisir ta réponse et le moment ou peut-être on se perdra ensemble dans un couloir obscur.
Bien à toi
J.
*sur ce sujet, lire le roman d’Aurélien Bellanger La Théorie de l’information.
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